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L'ESPAGNE, LA BÊTE NOIRE.

MOSA 17

Que dire ? Que la France méritait ce match. Que les espagnols ne méritait pas cette victoire du fait qu'il donnait l'impression de simuler les contacts et de chercher des explications à chaque faute sifflée. Et bien sur, qu'il n'ont pas besoin de tout ça pour gagner .... Que les gestes de Batum et de Turiaf sont totalement légitimes au vue de la rencontre. NON ! C'est un quart de finale avec une élimination directe ... Les choses sérieuses commencent. Tous les moyens sont bons pour déstabiliser un adversaire. Voyons plutôt le comportement espagnol comme celui d'une équipe qui doute, d'un favori repoussé dans ses tranchées. N'excusons pas les réactions des 2 joueurs francais, la colère et la violence n'ont pas de place dans notre sport et encore moins dans notre équipe nationale, symbole de l'exemplarité et de l'abnégation. On peut totalement comprendre et partager la déception mais on ne peut pas cautionner ces réactions.

Scariolo a tapé là où ça fait mal. Il a fermé clairement une partie de ses rotations. Il a privilégié la taille avec Ibaka et les frères Gasol et de ce fait, voyant les postes 4 français faire un carton, il s'est adapté et a alterné avec une zone demi terrain qui a fait déjouer les bleus.

Collet, quant à lui, s'est adapté et a exploité le manque de mobilité des intérieurs espagnols. Mais s'adapter, c'est subir. Et malheureusement, la roja en cognant la raquette française dans le premier quart temps, s'est permis d'alterner le jeu extérieur-intérieur. Turiaf, Séraphin et enfin Traoré n'ont jamais vraiment trouver les bons intervalles (régulièrement) pour faire exploser cette zone espagnole. La faute à une ciculation de balle en perte de vitesse à l'approche du money time. Et dans les dernières minutes, les français n'existent plus. Qu'on se le dise, la zone est un bon choix face aux équipes privilègiant le duel.

QUE FAUT-IL RETENIR DE CE MATCH ?

3 éléments sont à remarquer à l'issue du match.

1 Les frères Gasol

Laissant très peu de temps de jeu à Ibaka / Reyes (15 min à 2), Marc et Pau ont totalement dominé les débats. La roja avait comme objectif de jouer les premières intentions dans la raquette. Résultat ... La France compte la bagatelle de 29 fautes personnelles dont 18 fautes partagées entre nos 5 intérieurs (Pietrus, Turiaf, Séraphin, Diaw, Traoré). C'est l'oeuvre des frères Gasol directement et indirectement car la recherche du jeu intérieur engendre des fautes dans la raquette. Mais il faut compter les fautes provoquées par les extérieurs dans les intervalles créés par le jeu de fixation des frères. Ils ont changé le scénario français en obligeant le coach à jouer "petit" avec Pietrus et Diaw. Marc et Pau, par contre, sont restés et ont fait valoir leurs centimètres sur la zone et surtout en fin du match. 

2 Les postes 4 se démarquent

Les français ont répondu présents et ont permis à l'équipe d'exister en occupant des spots derrière la ligne à 3 pts (4/8) et par leur mobilité (efficacité 9/16 aux tirs). Il est important de souligner la volonté de Boris Diaw de marquer (0 tirs face au Nigéria), et un Pietrus revenant de blessure qui avec des responsabiltés offensives, peut être une véritable valeur ajoutée à l'attaque.

3 Bokolo, Diawara et Causeur

Il est vraiment dommage d'avoir limité les rotations. C'est une continuité des matchs disputés en poule mais pas des renconcontres jouées en préparation. Les américains sont un excellent  exemple dans cette exercice car les temps de jeu sont répartis malgré la pléiade de stars et de joueurs dominants, tout le monde peut s'exprimer. Les rotations permettent de maintenir une intensité et de la lucidité dans les moments clefs.

 

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